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Création de la page : décembre 2018

 

 

Mise à jour de la page : 20-12-2018

Ajout : 16-07, 4-08 et 9-11-1898  

Les transfrontalières

3     Paris-Amsterdam-Paris

1898      Le Matin 20-01-1898

 

La course Paris-Amsterdam, qui doit se courir en juillet prochain, ne semble pas être d'un itinéraire très commode et à l'Automobile Club de France, cette épreuve est assez discutée. En effet, en sus d'un bras de mer, qu'il faudra traverser en bateau, les chauffeurs trouveront, sur dix kilomètres, aux environs de Liège, huit passages à niveau ! Le Vélo donne l'idée d'une épreuve Paris-Toulouse-Bordeaux pour remplacer Paris-Amsterdam.

 

Le Matin 11-02-1898

 

Paris-Amsterdam, la course automobile dont on avait discuté l'utilité et proposé la suppression, est définitivement arrêtée. Le règlement sera celui de Paris-Marseille, avec étapes de 300 kilomètres.

L'itinéraire se compose de routes médiocres en Belgique et de routes bonnes aux Pays-Bas.

L'annonce de cette course a fait grand bruit et passionne ces froides populations du Nord. L'organisation est commencée et, on prépare aux concurrents un voyage triomphal.

 

Le Matin 22-02-1898

 

La course Paris-Amsterdam est programmée du 5 au 11 juillet,

 

Le Matin 12-06-1898

 

Paris-Amsterdam - La grande course Paris-Amsterdam et retour qu'organise pour le 5 juillet, l'Automobile Club de France s'annonce comme devant être un gros succès.

Les concurrents seront divisés en deux catégories : les touristes, qui feront le parcours en dix étapes, et les chauffeurs de vitesse qui feront ce même parcours en six étapes.

Dès maintenant, le montant des prix s'élève à une vingtaine de mille francs.

 

Le Matin 30-06-1898

 

Le Chevalier R. de Knyff, le chauffeur amateur bien connu, effectue en ce moment l'itinéraire Paris-Amsterdam en automobile.

Manquant d'essence entre Epernay et Port-à-Binson, notre chauffeur donna 10 francs à un cycliste de rencontre en le priant d'aller jusqu'à Epernay et de lui rapporter un bidon d'essence pour son moteur.

Le cycliste pris les 10 francs et fila...à l'anglaise, tandis que M. de Knyff, las d'attendre, repartit à petite allure et parvint à gagner Epernay vers les six heures du soir.

Mais pourquoi un fin cycliste comme M. de Knyff n'a-t-il pas toujours amarreé à son bord une bicyclette de sauvetage en cas d'accidents toujours possibles ?

Une bicyclette pliante de 12 kilos n'est cependant ni lourde ni gênante, que diable !

 

Le Matin 03-07-1898

 
Mardi sera donné le départ de la grande course Paris-Amsterdam (touristes) ; enfin jeudi, second départ de la course Paris-Amsterdam (vitesse).
C'est à pas de géant que marche l'automobile : la tour Eiffel est donc bien à sa taille.
 

Le Matin 06-07-1898

 
La course Paris-Amsterdam-Paris a commencé hier avec le départ des chauffeurs touristes.
L'itinéraire suivi pendant les 1.557 kilomètres du parcours, et adopté par l'Automobile Club de France, est le suivant :
Aller - Paris, Epernay, Reims, Rethel, Rocroi, Givet, château d'Ardenne, Marche, Liège, Maestricht, Venloo, Nimègue, Arnheim, Utrecht et Amsterdam.
Retour - Amsterdam, Utrecht, Arnheim, Nimègue, Maestricht, Liège, Luxembourg, Longwy, Verdun, Chalons, Coulommiers, Versailles.
 
Un nombreux public stationne, dès neuf heures, à la fourche de Champigny, où se font les opérations de contrôle.
 
Une indiscrétion, la voiture 104, engagée sous le nom d'Escargot, appartient au baron de Zuylen, qui la pilote lui-même, tandis que, d'autre part, Mme la baronne de Zuylen, ayant à ses côtés M. Joseph Journu, dirige la voiture 188. Le baron et la baronne font ainsi la course chacun pour son compte personnel.
 
Jamais il n'y a eu autant d'animation à la fourche de Champigny.
Le départ est donné par M. Hérard, starter, à neuf heures trente du matin, du point de jonction des départements de Seine et de Seine-et-Oise, c'est-à-dire après Villiers-sur-Marne.
 
Voici la liste des concurrents partis :
Classe A, 1ère série (voiture 2 ou 3 personnes) ; 104 (6 chev) baron de Zuylen ; 105 (2 1/2 chev) conducteur X ; 106 (4 chev) Manchon ; 115 (6 chev) Noirel ; 120 (6 chev) Michelin ; 124 (6 chev) Ricard ; 125 (4 chev) Dilignon ; 128 (6 chev) Griet ; 133 (6 chev) baronne de Zuylen.
Classe A 2ème série (voiture 4 ou 5 personnes) 103 (6 chev) Delizy ; 108 (6 chev) Mégret ; 114 (9 chev) baron de Turckheim ; 116 (6 chev) Hottinguer ; 119 (8 chev) Balvay ; 121 (6 chev) Mors ; 125 (6 chev) Lapanne ; 129 (6 chev) X
Classe A, 3ème série (voitures 6 personnes et au-dessus) ; 101 (12 chev) Prévost ; 118 (9 chev) Léon de Bertier ; 130 (8 chev) de Cesti ; 131 (8 chev) baron de Fleury ; 132 (8 chev) de Lucenski.
Classe B, 1ère série (Motocycles 100 kilos à 1 place) ; 107 tri (1 3/4 ch) Rigueile ; 110 tri (1 3/4 ch) Laurent ; 111 tri (1 3/4 ch) Degrais ; 112 tri (1 3/4 ch) comte de Périgrd ; 113 tri (1 3/4 ch) G. Debacker ; 112 tri (1 3/4 ch) Griet.
Classe B autres séries (divers) ; 102 voiturette (8 chev) Pict Lataurie ; 127 voiturette (3 chev) X.
 
Première étape - L'arrivée à Reims, pour cette première journée, est revenue à M. Gruet (n) 128), qui est entré premier dans cette ville hier, à 1h56m. après midi, couvrant la première étape (Paris-Reims), en 4 h25m.
2ème, M; Degrais (n° 111) sur tricycle à pétrole ; 3 ème, Debacker (n° 113) sur tricycle à pétrole puis MM. Griet, Mors, Bollée, etc.
 
Deuxième étape - Aujourdhui, les chauffeurs touristes accompliront la seconde étape : Reims-Rethel-Rocroi-Givet-chateau d'Ardenne (soit 148 kilomètres).
 
Le train spécial qui suivra la course le jour du départ des chauffeurs de vitesse partira jeudi matin, à six heures, de la gare du Nord et s'arrêtera à Villiers-sur-Marne pour assister au départ. De là, il partra directement pour Ardenne.
 

Le Matin 08-07-1898

 
La course Paris-Amsterdam-Paris - Le départ des chauffeurs de vitesse - C'était ce matin le réel grand départ ce la course Paris-Amsterdam-Paris ; l'autre celui des balladeurs, des touristes, n'était que de la Saint Jean ! Ce coup-ci, nous allons voir les recordmen du pétrole, les rois de la route, les engouffreurs de kilomètres ! Ceux qui terribles en leur vitesse folle, représentent la marche foudroyante du progrès ! Ceux enfin qui feront comprendre à la masse ignorante, tous les services qu'on peut attendre, dans la vie commerciale, civile, militaire, agricole ou coloniale, de l'automobile.
A ces braves, à ces intrépides, à ces vaillants trois fois salut !
 
D'ailleurs, toute l'élite du Paris intelligent, travailleur ou mondain est là ; de même que les cyclistes -ces aînés- et pour tous les autres sportmen, brillament représentés.
 
Les opérations de douane sont terminées rapidement, grace à la bonne organisation à laquelle préside le comte de la Valette, et les quarante-huit voitures se garent pour le départ.
Tous les types sont représentés, depuis les break à huit ou neuf chevaux jusqu'aux tricycles et aux voiturettes, en passant par la voiture de course, type bizarre, toute en pointe et où le siège, placé sur le bâti, constitueun confortable trop rudimentaire ; maistout est sacrifié à la vitesse, et le poids, sous toutes ses formes a été éliminé ; c'est le sulky de l'automobile.
Charron, Gilles, Hourgières, de Knyff, Clément, etc... tous les maîtres chauffeurs sont là avec la veste de peau et les lunettes noires, tenant d'une main la direction et de l'autre la barre de mise en marche.
 
Mais, il est huit heures et demie, les mouchoirs s'agitent, quelques larmes perlent sur les joues des belles spectatrices, et nos chauffeurs partent l'un après l'autre, s'égrenant sur la route cependant que de chaleureux souhaits les accompagnent.
 
Voici dans l'ordre où nous les recevons, et qui est également celui de la marche des chauffeurs, les télégrammes annonçant leur passage dans les différentes villes de l'itinéraire :
  * Coulommiers - Charron et Gaudry passent ensemble à Coulommiers à 9h36 du matin.
  * La Ferté-Gaucher - Gaudry passe à 9h59 avec Charron dans ses roues.
  * Montfort - Le vicomte de la Combe brise sa voiture et s'en tire sans aucun mal.
  * Reims - Charron atteint Reims à midi 8 ; Gaudry, midi 13 ; Clément midi 21 ; de Knyff midi 28 ;                       Loysel et Adam midi 27 ; Peugeot midi 36 ; Marcellin midi 37 ; Bollée midi 46 ; Levegh                       midi 54 ; Peugeot 1h 01 ; Peugeot 1h 02.
  * Rethel - Charron toujours en tête, passe à Rethel à 1h 19 7" de l'après-midi ; Clément le suit à                         trois mètres.
  * Rocroi - Charron maintient son avantage et atteint Rocroi à 2h 34 ; Clément suit à une demi-                           minute.
                   Charron perd là dix minutes pour faire de l'eau et de l'essence.
  * Fumay - Charron passe à 3h 05, regagnant le retard causé par sa prise d'eau et d'essence et                          reprenant la tête.
                   Clément le suit à cinq minutes. Puis viennent Adam à 3h 27 ; Loysel à 3h 33 ; Gaudry                       à  3h 40 ; Peugeot à 3h 42.
  * Givet -   Charron arrive à 3h 49 ; Clément à 3h 53 ; Adam à 4h 11 ; de Knyff à 4h 20 ; Peugeot à                     4h 30 ; Bollée à 4h 51 : Marcellin à 4h 56 ; Lavegh à 5h 11 ; Peugeot à 5h 16 ;                                   Peugeot à 5h 19 ; Breuil à 5h 45.
  * Château d'Ardenne - (808 kilomètres) Charron arrive à la fin de cette première étape à 4h 20 ;                                             Clément à 4h 22 ; Adam à 4h 43 ; Gaudry à 4h 53 ; de Knyff à 4h 54 ;                                                 Loysel  à 5h ;  Peugeot à 5h 05 ; Bollée à 5h 25 ; Marcellin à 5h 26 ;                                                   Lovegh à 5h 48 ; Peugeot à 5h 51 ; Peugeot à 5h 56.
 
A signaler un second accident, arrivé, celui-là, à M. Vallée. Ce chauffeur a versé, et sa voiture, dans sa chute, a été fort endommagée ; quant à M. Vallée, il en a été quitte pour quelques contusions.
 
La seconde étape des chauffeurs de vitesse se fera aujourd'hui par Château d'Ardenne, Rochefort, Barvaux, Liège, Maestricht, Venloo et Nimègue, soit 275 kilomètres.
 

Le Matin 09-07-1898

 
La course Paris-Amsterdam-Paris - M. Michelin et son chauffeur grièvement blessés
Liège, 8 juillet - Une dépêche qui vient d'arriver à Liège dit que, près de Merxem, une petite localité située au-delà de Visé, une voiture automobile participant à la course Paris-Amsterdam et montée par M. Michelin et son chauffeur a versé dans un fossé. La machine a fait explosion. M. Michelin et son chauuffeur sont grièvement blessés.
 

Le Matin 10-07-1898

 
Le Matin a dit hier que cette dernière étape de l'aller - la même pour les deux catégories de concurrents - serait faite par l'itinéraire Nimègue - Arnheim - IUtrecht et Amsterdam, soit 114 kilomètres.
Les chauffeurs de vitesse, comme les chauffeurs touristes, ont donc quitté Nimègue hier matin. Les premiers sont partis à intervalles de 30 secondes à partir de huit heures douze minutes, et les seconds, à mêmes intervalles à partir de neuf heures dix-neuf minutes.
Disons tout de suite que la traversée des canaux néerlandais -sur des bacs ad hoc - s'est bien heureusement effectuée et que sur ces plates routes néerlandaises, on a réalisé de fort jolies vitesses.
L'arrivée à Amsterdam a été sensationnelle, et encore que les Néerlandais soient de tempérament plutôt froids, les concurrents ont été reçus chaleureusement par la foule nombreuse et sélect massée sur tout le parcours de la ligne d'arrivée.
Remarqué, parmi les personnalités présentes, quantité de chauffeurs néerlandais et de cyclistes des grands cercles cyclistes d'Amsterdam, nombre de personnages appartenant au monde officiel ou diplomatique, tous nos confrères de presse politique et sportive d'Amsterdam et une foultitude de jolies femmes, qui n'étaient pas les dernières à applaudir nos compatriotes.
La police assurait un irréprochable service d'ordre.
 
Voici la liste des arrivées :
1 Gaudry (chauffeur de vitesse) arrivant à 10h 48 32s du matin et couvrant les 114 kilomètres de cette étape en 2h 36m
2 Clément (vitesse) à 10h 49m 40s
3 Bollée (vitesse) à 11h 8m
4 Gilles Hourgières (vitesse) à 11h 8m
5 Charron (vitesse) à 11h 12m
6 René de Knyff (vitesse) à 11h 16m
7 Loysel (vitesse) à 11h 18m
8 Ed Adam (vitesse) à 11h 28m
9 Levegh (vitesse) à 11h 29m
10 St Peugeot (vitesse) à 11h 30m
11 Anthony (vitesse) à 11h 40m
12 St Peugeot (vitesse) à 11h 41m
13 Marcellin (vitesse) à 11h 47m
14 St Peugeot (vitesse) à 11h 48m
15 Chesnay (vitesse) à 11h 51m
16 De Dion (vitesse quatre voitures) 11h 54 midi 8m, midi 8m midi 27m
17 Decauville (vitesse) à midi 32m
18 Ducom (vitesse) à midi 38m
19 Vinet (vitesse) à midi 42m
20 Roscoff (vitesse) à midi 46 m
21 Degras (premier routier) à midi 46m et couvrant les 114 kilomètres en 3h29m
22 Loys (vitesse) à midi 54m
23 Delahaye (deuxième routier) à midi 58m
24 L. de Berthiet (routier) à 1h 1m 30s de l'après-midi
25 Riguelle (routier) à 1h 1m 56s
26 Heath (vitesse) à 1h 2m 34s
27 De Lucensky (routier) à 1h 9m 14s
28 Védrine (vitesse) à 1h 12m
29 AVA (vitesse) à 1h 13m
30 Wabrus (routier) à 1h 16m 39s
31 Latandrie (routier) à 1h 16m 42s
32 Dietrich (routier) à 1h 19m
33 Delahaye (routier) à 1h 22m
34 De Dion (vitesse) à 1h 29m
35 Griet (routier) à 1h 29m 33s
36 Prevost (routier) à 1h 29m 42s
37 Diligeon (routier) à 1h 34m 40s
Plus de cent voitures étaient arrivées avant la nuit.
 
Aujourd'hui, à Amsterdam, exposition des automobiles qui ont fait cette première étape Paris-Amsterdam.
 

Le Matin 12-07-1898

 
La course Paris-Amsterdam-Paris - Première étape du retour : Amsterdam-Liège
 
Chauffeurs de vitesse et chauffeurs touristes - après la journée de dimanche, employée à se reposer - ont quitté Amsterdam hier matin pour accomplir la première étape du retour.
Le premier chauffeur de vitesse est parti à sept heures et demie et les autres ont suivi à trente secondes d'intervalle.
Cette première étape, pour les chauffeurs de vitesse, comprenait l'itinéraire Amsterdam-Utrecht_Arnheim-Nimègue-Venloo-Ruremonde_Maestricht-Visé et Liège.
 
L'arrivée, dans l'après-midi, s'est faite à Liège dans l'ordre suivant :
  * 1 Charron à 2 heures 48 secondes
  * 2 Clément à 2 heures 57 secondes
  * 3 Gilles Hourgières à 2 heures 15 minutes
  * 4 de Knyff à 2 heures 35 minutes
  * 5 St Peugeot à 2 heures 50 minutes
  * 6 Ed. Gaudry à 2 heures 57 minutes
  * 7 Ed. Adam à 2 heures 59 minutes
  * 8 Marcellin à 3 heures 2 secondes
  * 9 Antony à 3 heures 11 minutes
  * 10 A. Loysel à 3 heures 27 minutes
 
Le retour des concurrents de la course Paris-Amsterdam-Paris, organisée par l'Automobile-Club de France, aura lieu de Melun à Versailles par Corbeil, Longjumeau, Palaiseau, l'itinéraire primitif de Villeneuve-Saint-Georges et de Choisy ayant été abandonné.
 

Le Matin 13-07-1898

 
La course Paris-Amsterdam-Paris - Seconde étape du retour
 
Les touristes, au nombre de vingt et un, ont quitté Nimègue, hier mardi, à partir de neuf heures dix-neuf du matin, avec intervalles de deux minutes entre chaque voiture.
 
L'itinéraire était, hier, Nimègue, Venloo, Ruremonde, Maestricht, Visé et Liège, soit 175 kilomètres.
 
L'arrivée à Liège s"est faite, hier après-midi, dans l'ordre et aux heures ci-dessous :
1 Degrais à midi 42 ; 2 Delahaye à midi 47 ; 3 Wabrus à midi 58 ; 4 Gruet à 1 h 01 ; 5 de Lucenski à 1 h 16 ; 6 de Berthier à 1 h 19 ; 7 de Dietrich à 1 h 30 ; 8 Prevost à 1 h 38 ; 9 Latandrie à 1 h 49 ; 10 Hurtu à 2 h 20 ; Riguelle à 2 h 36 ; 12 Delahaye à 2 h 37 ; 13 Ricard à 2 h 46 ; 14 comte de Périgord à 2 h 47 ; 15 Roux à 3 h 32 ; 16 Delizy à 3 h 36 ; 17 Snaïl à 3 h 42 ; 18 Mauchon à 4 h 4 ; 19 Michelin à 4 h 19 ; 20 Lapanne à 5 h 6 ; 21 Decauville à 5 h 55.
 
Les chauffeurs de vitesse, au nombre de 30, ont quitté Liège, hier mardi, à partir de sept heures quarante du matin, avec intervalles d'une minute entre chaque voiture.
L'itinéraire était, hier, par Liège, Herbomont, Houffalize, Bastogne, Arlon, Luxembourg, Longwy, Longuyon, Etain et Verdun, soit 264 kilomètres.
 
L'arrivée à Verdun s'est faite, hier, après-midi, dans l'ordre et aux heures ci-dessous :
1 Charron à 1 h 39 ; 2 Gaudry à 1 h 42 ; 3 Clément à 1 h42 ; 4 Gilles Hourgières à 1 h 43 ; 5 A. Loysel à 1 h 56 ; 6 René de Knyff à 2 h 07 ; 7 St Peugeot à 2 h 13 ; 8 Ed. Adam à 2 h 21 ; 9 St Peugeot  à 2 h 32 ; 10 Levegh à 3 h 03 ; 11 Marcellin à 3 h 05 ; 12 de Dion à 3h 09 ; 13 de Dion à 3 h 09.
 

Le Matin 14-07-1898

 
La course Paris-Amsterdam-Paris - Dernière étape des chauffeurs de vitesse 
Arrivée de Charron
 
Les chauffeurs de vitesse, dont c'était hier la dernière étape, ont quitté Verdun hier matin à partir de sept heures et demie, avec intervalles d'une minute entre chaque voiture.
L'itinéraire de cette dernière journée était par Verdun, Châlons, Champaubert, Coulommiers, Melun et Montgeron, soit 310 kilomètres.
Le point terminus d'arrivée, fixé à Versailles avait été changé, en effet, et reporté à Montgeron, ceci pour éviter, d'ailleurs, les tracasseries de la préfecture de police.
 
L'ordre de passage dans les villes traversées a été le suivant :
  * Verdun - départ à 7 heures et demie du matin
  * Châlons - Charron passe premier à 9 h 1/2 suivi de Gaudry, Loysel et de Knyff, dans cet ordre.
  * Montmirail - Charron passe premier à 11 h 25m suivi de Loysel, de Knyff, Gaudry et Gilles                                    Hourgières.
  * Coulommiers - Charron passe à 11 h 45
  * Chaumes - Charron passe à midi 19 ; Loysel midi 25 ; de Knyff midi 28 ; Gilles Hourgières midi                            34.
  * Melun - Charron arrive à midi 45
  * Montgeron - Disons toute de suite que Charron maintenant son avance et sa supériorité des                                jours précédents, a fini le parcours le premier arrivant à Montgeron à 1 h 15 m 8 s                              de l'après-midi et couvrant les 310 kilomètres de cette dernière étape en 5 h 45                                  environ.
Cette marche à grande vitesse s'est, heureusement, passée sans accident, et les membres de l'Automobile-Club de France présents à l'arrivée ont été unanimes à louer l'amabilité et les utiles mesures d'ordre qu'avait prises à Montgeron M. le marquis de Lagrange, maire de cette localité.
 
L'arrivée du vainqueur a été chaudement applaudie par les sportmen présents et les habitants de la localité qui entouraient le juge à l'arrivée.
Comme on le vera ci-dessous, les places ont été chaudement disputées et quelques minutes à peine séparaient chacun des dix premiers arrivants.
 
Voici la liste des arrivées :
Charron   1 h 15 ; Loysel à 1 h 20 ; de Knyff à 1 h 24 ; Gaudry à 1 h 33 ; Gilles Hourgières à 1 h 44 ; Clément à 1 h 46 ; Levegh à 1 h 58 ; Adam à 2 h 03 ; St Peugeot à 2 h 09 ; St Peugeot à 2 h 14 ; Anthony à 2 h 28 ; de Dion à 2 h 55 ; Chesnay  à 3 h 31 ; Marcellin à 3 h 40
.
L'arrivée à Montgeron a été, si je puis m'exprimer ainsi, l'arrivée sportive, mais l'arrivée triomphale, celle où se trouvaient tous,  les gens que passionne ce sport de l'automobile, était Versailles, où, sur la place d'armes un arc de triomphe au chiffre de l'Automobile-Club de France avait été élevé à la gloire des vainqueurs.
C'est là que dès midi attendaient une foule de cyclistes, de sportmen, d'élégantes.et des chauffeurs venus par la route pour la plupart. Les chauffeurs de vitesse, qui de Montgeron ont gagné Versailles à une allure encore respectable, ont reçu à Versailles un accueil enthousiaste et mérité, d'ailleurs, par cette performance superbe.
 
Charron s'est montré le fin conducteur qu'il a toujours été, à la bicyclette comme en automobile. C'est un homme au coup d'oeil sûr, à la vue nette, qui en parfaite possession de son sang-froid, mènerait demain, avec la même sûreté, n'importe quel véhicule qui marcherait encore à une vitesse deux fois plus grande.
C'est aussi l'homme qui sait marcher, qui sait prendre un virage, un tournant, un coin de route à l'angle qu'il convient.
C'est le bon et intelligent conducteur qui traitant son automobile comme le bon cavalier conduit sa monture, sait se réserver dans les côtes, descendre sans fatigue pour le moteur, les pentes à fond de train, rouler à un train régulier, puis progressif peu à peu dans les paliers.
C'est un merveilleux chauffeur, qui voit et prévoit tout ce qui peut survenir accidentellement sur la route. Il a gagné parce qu'il est adroit, intelligent, qu'il possède parfaitement la science de l'automobile et qu'il est habitué par quinze ans de cyclisme à savoir ce que c'est que la vitesse.
Sa victoire est régulière, et nous l'en félicitons.
 
Les chauffeurs touristes ont fait, hier, leur troisième étape par Liège, Aywaille, Verbomont, Houffalise, Bastogne et Luxembourg, soit 168 kilomètres.
Ils ont quitté Liège, hier matin, à partir de huit heures et avec intervalles de deux minutes entre chaque voiture.
 
Voici l'ordre de leur arrivée hier, après-midi, à Luxembourg, point terminus de cette troisième étape du retour.
1 - Wabrus à 2 h 34 m 30 s
2 - De Berthier à 3 h 30
3 - Delahaye à 3 h 42
4 - Latandrie à 3 h 51
 

Le Matin 15-07-1898

 
La course Paris-Amsterdam-Paris - terminée pour les chauffeurs de vitesse - s'est poursuivie hier encore pour les chauffeurs touristes, qui ont effectué l'avant dernière étape, par Luxembourg, Longwy, Etain, Verdun et Châmons, soit 180 kilomètres, dans le même ordre que la veille.
 
Aujourd'hui dernière étape (158 kilomètres) et arrivée des chauffeurs touristes à Villiers-sur-Marne vers midi.
 

Le Matin 16-07-1898

 
La course Paris-Amsterdam-Paris - Dernière étape des chauffeurs touristes 
Arrivée de Wabrus
 
Nous avons laissé les chauffeurs touristes à leur quatrième étape, effectuée jeudi 14 juillet, sur le parcours Luxembourg-Châlons, soit 190 kilomètres.
 
L'arrivée à Châlons s'est faite l'après-midi dans l'ordre et aux heures ci-dessous :
  * 1 De Dietrich à 3 h 15 m
  * 2 De Berthier à 3 h 19 m
  * 3 Wabrus à 3 h 25 m
  * 4 Latandrie à 3 h 50 m
  * 5 Guiet à 4 h 21 m
  * 6 Griet à 4 h 54 m
  * 7 Roux à 5 h 7 m
  * 8 Escargot à 6 h 16 m
  * 9 De Lucenski à 6 h 31 m
  * 10 Lapanne à 6 h 35 m
  * 11 Snaïl à 8 h 7 m
 
La cinquième et dernière étape s'est faite hier, de Châlons à Villiers-sur-Marne, où était situé le contrôle d'arrivée. Comme à l'arrivée des chauffeurs de vitesse, il y avait foule dans la riante localité qu'est Villoiers-sur-Marne pour recevoir les chauffeurs touristes. Nombreux sont les cyclistes et les chauffeurs présents au contrôle. Le soleil se met de la partie, faisant ressortir gaiement les fraiches couleurs des toilettes féminines. Il est une heure et quart quand on signale l'arrivée de la première automobile. C'est Wabrus qui, à une belle allure, passe le poteau d'arrivée premier.
Le vainqueur est applaudi comme il convient à un homme qui, sans prétention, marche depuis dix jours à une allure moyenne de 35 à 40 kilomètres à l'heure. Les autres suivent de près.
 
Voici, d'ailleurs, la liste des arrivées :
  * 1 Wabrus à 1 h 18 m 48 s
  * 2 De Berthier à 1 h 21 m
  * 3 De Dietrich à 1 h 21 m
  * 4 Guiet à 1 h 26 m
  * 5 Escargot à 2 h 12 m
  * 6 Roux à 3 h 02 m
  * 7 Lapanne à 3 h 10 m
  * 8 Snaïl à 3 h 24 m
  * 9 De Lucenski à 3 h 25 m
 
Ces superbes résultats - moins troublants mais plus pratiques que ceux accomplis par les chauffeurs de vitesse avec des automobiles de course- convaincront les plus incrédules et démontreront aux plus sceptiques que l'automobile est le plus agréable, le plus pratique, le mpoins dangereux et le moins cher des moyens de locomotion.
 
 

Le Matin 4-08-1898

 
Dans sa séance d'hier, le comité de la course Paris-Amsterdam-Paris, réuni à l'Automobile-Club a arrêté ainsi qu'il suit la liste des prix à attribuer aux gagnants des différentes catégories de la grande course Paris-Amsterdam-Paris :
 
 I -  Concours de vitesse,
  * Classe A, 1ère série (voitures à deux ou trois places) N° 1 Charron , 4.000 francs ; 3 Girardot, 2.000 ; 11 Gaudry, 1.700 ; 6 R. de Knyff, 1.500 ; 14 Loysel, 1.200 ; 4 Adam, 1.000 ; 10 Doriot, 700 ; 21 Kraeutier, 600 ; 49 Levegh, 550 ; 17 Anthony, 500 ; 50 Chesnay, 450 ; 2 G. Hourgières, 400 ; 8 Heath, 350 ; 47 Justin Paris, 300.
  * Classe B, 1ère série (motocycles de 100 kil. et au dessous)
N° 69 Marcellin, 1.000 francs ; 43 Osmond, 500 ; 39 Corre, 400 ; 41 Teste, 300 ; 27 vicomte G. de Meaulne, 200.
  * Classe B, 3ème série (véhicules divers à une place)
N° 20 Corbière (voiturette), 900 francs ; 71 Léon (voiturette), 500 francs.
 
De plus la médaille d'or offerte par le bourgmestre de Nimègue est attribuée à Girardot, le n° 3, arrivé premier à Nimègue.
 
II - Touristes,
  * Classe A, 1ère  série (voiture à deux ou trois places)
N° 128 Guiet, 1.000 francs ; 115 Norel, 500 ; 104 Escargot, 400 ; 133 Snail, 300 : 120 Michelin, 200.
  * Classe A, 2ème série (voitures à quatre et cinq places)
N° 121 Wabrus, 1.200 francs ; 125 Lapanne, 500.
  * Classe A, 3ème série (voitures à six places)
N° 118 L. de Berthier, 1.500 francs ; 130 A. de Lucenski, 750.
  * Classe B (motocycles de 100 kil. et au dessous
N° 122 Griet, 650 francs
  * Classe C (véhicules divers)
N° 102 Piet-Latandrie, 650 francs ; 127 Bollée-Roux, 500.
 
Tous ces articles sont signés G. Meyland.
 

Le Matin 9-11-1898

 
Il est extraordinaire qu'après la course Paris-Amsterdam, qui eut tant de retentissement, on arrive encore, aux Pays-Bas, à prendre des mesures de répression sévères contre les chauffeurs.
Un de nos compatriotes, de passage en automobile à la Haye cet été, fut forcé d'arrêter son moteur et de se faire remorquer à travers la ville par un cheval, afin d'éviter les ennuis avec dame Police.
Pour être roide, ça l'est pas mal.
Paul Jullien.

A suivre !

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