Proverbes et maximes

La peur est la plus terrible des passions parce qu'elle fait ses premiers effets contre la raison : elle paralyse le coeur et l'esprit.  

Antoine de Rivarol

Né le 26 juin 1753 à Bagnols sur Cèze, il est décédé le 11 avril 1801 à Berlin c'est un écrivain, journaliste, pamphlétaire royaliste..

Les Pétaros des Volcans sont sur Facebook

Pour découvrir plus d'infos proposées par les Pétaros via Facebook,

Création de la page : mars 2026

 

 

Mise à jour le : 27-03-2026

Historique

 

 

 

6 - Courses sur cendrée

6 - 1   Historique

 

 

L'Auto 30-05-1930

 

L'origine et l'évolution des courses motos sur cendrée

 

Des Etats-Unis en France en passant par l'Australie et la Grande-Bretagne

 

Les réunions organisées à Buffalo ayant remporté un grand succès d'affluence, il nous a paru intéressant d'expliquer l'histoire et la progression du sport du dirt track.

 

Contrairement à l'opinion générale, l'Australie n'est pas le lieu d'origine des courses sur cendrée. Elles existaient bien avant aux Etats-Unis, sous une forme différente de celle que nous connaissons. Les pistes américaines étaient très longues, souvent de plus d'un mille, et leur surface était en terre battue, ce qui explique le terme de "dirt track" qui se traduit littéralement par "piste de boue".

 

Après la guerre, ce sport pénétra en Australie où il se développa tellement qu'il est en passe d'y devenir, au détriment des courses hippiques, le sport national. C'est là-bas qu'on eut l'idée de remplacer la terre battue par de la cendrée, élément plus propice au dérapage. En même temps on réduisit sensiblement la longueur des pistes dont très peu dépassent le tiers de mille. On limita également la cylindrée à 500 cmc.  

 

Vers 1925, un anglais, M. Lionel Wills, fut séduit par la beauté de ce sport. Rentré en Angleterre, il ne ménagea aucun effort pour l'introduire dans son pays.

 

La première réunion devant le public anglais eut lieu en février 1928, près de Londres, sur la piste de King's Oak. Le succès fut inespéré et la vogue du dirt track se propagea comme une trainée de poudre. Des pistes surgirent autour des terrains d'athlétisme, à l'intérieur des pistes de lévriers, etc... partout où il était possible de concevoir un ovale en cendrée et de caser des spectateurs. Parallèlement, des motocyclistes et des sportifs, attirés soit par l'intérêt professionnel, soit par sa nouveauté, s'adonnèrent en grand nombre à ce sport, si bien qu'il compte actuellement plus de 500 adeptes.

 

L'année 1929 vit les courses sur cendrée s'établir définitivement dans les moeurs anglaises au même titre que des sports séculaires, tels que la boxe et le football. A Londres il ne se passe pas une soirée sans qu'une réunion ait lieu sur l'une ou l'autre des nombreuses pistes existantes. Cette abondance provoqua un championnat : le League Championship qui se dispute entre les équipes représentatives de chaque piste formées de six hommes, avec classement par points. Cette organisation obtient un grand succès auprès du public qui préfère toujours les sport d'équipes aux performances individuelles.

 

Espérons que lorsque le dirt track aura pris de l'extension en France, nous aurons aussi un championnat de courses sur cendrée disputé individuellement.

Nous avons dit plus haut qu'à l'origine les courses sur cendrée n'étaient pas tout à fait ce qu'elles sont actuellement. En effet, les dirt track américains servaient aussi bien pour les courses d'autos et de sidecars que pour les motos que l'on montait  au début de façon normale avec les deux jambes soutenues par les marchepieds, et les roues maintenues dans le même alignement. Mais au fur et à mesure que la construction s'améliorait et que les vitesses augmentaient, les coureurs éprouvaient des difficultés à tenir leurs machines dont les roues arrières, sous l'impulsion de la force centrifuge croissante commençaient à chasser dans les virages. Ils se virent obligés de poser le pied gauche (comme on tourne toujours dans le sens contraire à la marche des aiguilles d'une montre) à terre pour se stabiliser. Progressivement, on finit par contrôler ces dérapages et à les utiliser comme le moyen le plus rapide  de virer.

Comme conséquence immédiate, on supprima le marchepied gauche et l'on fixa du côté droit une barre horizontale, perpendiculaire au plan de la machine, au niveau supérieur de la cuisse droite du coureur pour fournir à celui-ci un point d'appui supplémentaire, afin de l'aider à se maintenir en selle malgrè les cabrioles et les bond inévitables provoqués par les cahots de la piste. 

En outre, pour préserver la pointe de la chaussure contre une usure rapide, on y adapta une calotte en acier. 

 

A la longue, les champions acquirent un tel sens d'équilibre dans le dérapage que le pied gauche ne leur sert plus qu'occasionnellement pour rétablir une situation compromise par une embardée trop violente.

 

Les machines employées par le dirt track sont en majorité des Douglas flat-twin, type Tourist Trophy 1923, avec des modifications minimes. Ces machines étaient employées en Australie bien avant l'introduction des courses sur cendrée en Angleterre ; lorsqu'elles parurent, de nombreuses marques sortirent des motos spécialement étudiées, notamment Rudge, Scott, James, Wallis, etc.. Notons que le record de Buffalo est détenu avec une Rudge 500 cmc, par Geoff Taylor ; mais la grosse majorité des coureurs participant aux réunions de la piste parisienne emploient des Douglas.

 

Malgrè leur caractère tout à fait spécial, les courses sur cendrée créent une heureuse tendance à alléger les machines de sport et à améliorer leur accélération, il serait donc souhaitable que des constructeurs français s'intéressent à la question. Si cette condition est remplie, nous n'aurons plus grand' chose à envier au dirt track anglais car la piste de Buffalo est meilleure que la plupart des pistes anglaises, et nos champions, Bellissent et Meynier, seront bientôt de la même classe que les grands cracks anglais et australiens.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

- Haut de la page-