Proverbes et maximes

Les miroirs feraient bien de réfléchir un peu avant de renvoyer les images.

Jean Cocteau

Né le 05 juillet 1889 à Maisons-Laffitte, il est décédé le 11 octobre 1963 à Milly-la-Forêt c'est un poète, peintre, dramaturge et cinéaste

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 Mise à jour de la page : 02-09-2026

Mise en place

 

 

Jean-Baptiste Torrilhon

Généalogie

 

Pierre Torrilhon (1773-1853) baptisé à la Chaise-Dieu le 7 septembre 1773, se marie, à Neschers, à Philippine Meyrand-Ribbes (1786-1870), fille de Jean-Baptiste, avocat..

De cette union naquirent :

   * Jean-Michel Torrilhon (1808-1833)

   * Jacques Marie Camille Torrilhon (1812-1890)

   * Marie Sabine Jenny Torrilhon (1817-1900)

   * Jean-Baptiste Torrilhon, né à Neschers, Puy-de-Dôme, le 15             mai 1824, il décède à Chamalières le19 janvier 1911.

 

Jean-Baptiste Torrilhon épouse le 29 septembre 1851, à Clermont-Ferrand, Marie Cécile Madeleine Baudonnat (1832-1911). Le couple eut trois enfants :

   * Marguerite Camille Torrilhon (1808-1833)

   * Gabriel Torrilhon 1861

   - Armand Torrilhon (1866-1921)

La Tiretaine

 

La petite rivière Tiretaine qui prend sa source à Orcines (63), près de la Font-de-l'Arbre, traverse notamment Royat, Chamalières et Clermont.

Longue de quelques dizaines de kilomètres, elle possède un dénivelé de 400 mètres entre la source et Chamalières, ce qui explique la vivacité de ses eaux. Le débit est renforcé par les sources Marie-Louise et Saint Victor.

 

Ces caractéristiques favorisent l'installation de moulins papetiers dès 1450. qui sont alimentés par des biefs dont le remplissage est assuré par des vannes de prélèvement. Après leur apogée au 18e siècle et un sursaut à la restauration (1814-1830), seuls les maillets du moulin Pierre Serve fonctionnent encore en 1889.

Parmi eux, on trouve celui de la propriété de La Saigne.

 

La glacière Aubégny est implantée en 1900 en aval de la rue St Victor. En 1922, l'industrie du froid supplante la papeterie avec les Entrepôts frigorifiques d'Auvergne qui utilisent la force motrice jusqu'en 1955.

 

Chamalières

 

 

Chamalières est aujourd'hui une ville résidentielle qui touche Royat et Clermont, il n'en n'a pas toujours été ainsi. La localité est devenue au cours des siècles précédents un gros bourg industriel qui prospère grace à l'installation aux abords de la Tiretaine de nombreux moulins qui produisent du papier, de la farine, de l'huile.... Au 19e siècle, des manufactures s'implantent comme celle du caoutchouc avec l'usine Torrilhon Verdier et compagnie.

 

 

 

 

 

 

La vocation

 

 

Le jeune Jean-Baptiste Torrilhon s'oriente vers le commerce et la vente, il part à Paris pour étudier les produits nouveaux qui apparaissent sur le marché. Il y restera plusieurs années. A son retour en Auvergne il installe un magasin de vêtements imperméables rue Saint Herem à Clermont. L'affaire connait un vif succès et bien vite lui vient l'idée de fabriquer ses propres articles. pour celà il va combiner le principe d'imperméabilisation découvert par Mackintosh et celui de la vulcanisation de Goodyear.

 

Le jeune Jean-Baptiste Torrilhon s'oriente vers le commerce et la vente, il part à Paris pour étudier les produits nouveaux qui apparaissent sur le marché. Il y restera plusieurs années. A son retour en Auvergne il installe un magasin de vêtements imperméables rue Saint Herem à Clermont. L'affaire connait un vif succès et bien vite lui vient l'idée de fabriquer ses propres articles. pour celà il va combiner le principe d'imperméabilisation découvert par Mackintosh et celui de la vulcanisation de Goodyear.

 

Le premier atelier

 

La façade sud du château de Bien-Assis

Les premiers fondemenst de l'entreprise datent de novembre 1852. Le premier atelier est installé, en 1853, dans le château de Bien Assis, ancienne demeure de Blaise Pascal. Malheureusement quelques années plus tard, un incendie ravage l'établissement. .

 

La nouvelle usine

 

La nouvelle usine est créée dans le moulin de la Saigne à Chamalières.

Le 12 mai 1858, JB Torrilhon s'associe avec M. Verdier et le 20 novembre 1860 la nouvelle manufacture Torrilhon Verdier et compagnie ouvre ses portes à Chamalières, sur l'avenue de Clermont-Ferrand à Royat, dans un site des plus agréables. La nouvelle usine se développe rapidement. A la fabrication des vêtements s'ajoutent des articles techniques tels que clapets, joints de toutes sortes, tuyaux nécessaires à l'activité industrielle qui se développe en France et dans les pays voisins. Les commandes affluent, il faut mettre en place un service commercial réactif, deux voyageurs sont embauchés et en 1866 est créé à Paris, 125 rue Montmartre un dépôt dont M. Verdier est nommé gérant.

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A Chamalières à ce moment là, 222 ouvriers produisent des articles de grande qualité qui font la renommée de la marqueTorrilhon, les distinctions officielles consacrent l'excellence de la Maison, chaque exposition apporte une nouvelle récompense : médaille de deuxième classe à Clermont-Ferrand en 1854, une médaille de vermeil à Londres en 1860, une médaille d'argent à Clermont-Ferrand en 1863, une mention honorable à Bayonne en 1864, une médaille de bronze à l'exposition universelle de Paris en 1867. 

 

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La guerre de 1870

 

 

Cette période de prospérité industrielle et commerciale de la France est stoppée le 15 juillet 1870, la guerre éclate.

Pendan

t toute la durée du conflit, le personnel fournit un travail énorme pour répondre aux besoins des combattant : rondelles d'obturateur pour les chasse-pots, couvertures et tissus imperméables pour les blessés.

La guerre prend fin, le calme et l'activité industrielle devraient profiter  aux usines Torrilhon. Toujours novateur JB Torrilhon crée en 1876, le tissus brillant vulcanisé destiné à la confection des vêtements imperméables pour les officiers.

Le 3 février 1876, un arrêté ministériel autorise le port du manteau en caoutchouc que Torrilhon fournit à un prix modique, le produit se répand rapidement dans le monde entier.

 

 

 

 

 

 

 

 

La reconnaissance nationale

 

 

En 1878, une nouvelle exposition universelle se prépare à Paris. La manufacture Torrilhon en rapporte une médaille de bronze et une médaille d'argent et, sur proposition  du Ministre du Commerce, M. Jean-Baptiste Torrilhon est fait chevalier de la Légion d'Honneur, le 13 janvier 1879.

 

C'est peu après qu'il fait l'acquisition de la propriété de Lassaigues, près de Chaamlières, pour agrandir ses ateliers et en mars 1881 l'usine est installée.

La petite reine

 

En 1885, les premières courses de bicyclette donnent des idées à JB Torrilhon ; ce nouveau sport peut devenir rémunérateur pour son usine en fabriquant des bandages caoutchouc pleins, puis creux et par évolution les pneumatiques. Rapidement tous ces produits sortent de l'usine de Chamalières. Les vainqueurs des courses sur route ou sur piste montent des "Torrilhon". La recherche se poursuit et les innovations sont nombreuses comme la chambre à air auto-réparable conçue avec des lamelles internes flottantes qui obturent automatiquement toute perforation, c'est un succès immense. Les 350 ouvriers de l'usine avaient fort à faire pour honnorer les commandes.

 

Le succès est couronné par une série de récompenses officielles :

  - Exposition de Clermont-Ferrand en 1880, une médaille d'or        et  un diplôme d'honneur

  - Exposition de Versailles, en 1881, une médaille d'argent

                                               - Exposition universelle de Paris, en 1889, une médaille                                                              d'argent et deux médailles d'or.

 

L'outil de production

 

La surface de l'usine s'accroit considérablement pour répondre à la demande ; c'est 10.000 mètres carrés qui sont affectés à la fabrication du caoutchouc vulcanisé, dont 2.500 sont couverts.La manufacture principale comporte deux annexes, l'une à Chamalières l'autre à Royat, d'une superficie totale de 5.000 mètres carrés, dont 1.200 couverts.

 

La force motrice en machines à vapeur et en machines hydrauliques dépasse 200 chevaux.

 

Le lavage des gommes brutes se fait à l'annexe de Royat tantis que la les productions manufacturées sont réparties dans des ateliers dédiés à chaque type de fabrication à Chamalières.

 

  - Fabrication du caoutchouuc industriel, c'est-à-dire ; malaxage      des gommes, confection des mélanges, addition du soufre,          vulcanisation, feuilles, clapets, tuyaux 

 - Confection des articles de vélocipédie : cercles pleins, cercles                                                 creux, pneumatiques, chambres à air et tous les accessoires ;                                                  patins de freins, poignées, pédales, etc.

 

                                             - Application du coutchouc sur les tissus à rendre imperméables                                                 et vulcanisation, soit par chlorure de soufre (procédé Parkes),                                                soit à l'étuve à air chaud.

 

Les tissus Torrilhon ne sont pas seulement des étoffes destinés à la confection des vêtements, mais aussi des tissus de carrosserie pour recouvrir les banquettes, confectionner les capotes ou les tabliers des véhicules.

 

Cet article exclusif fut l'un des succès de la manufacture de Chamalières, inégalé par la concurrence.

 

En 1900, JB Torrilhon fait de sa manufacture une société en commandite qu'il transformera en1905 en société anonyme dénomée "Anciens établissements Jean-Baptiste Torrilhon",

 

Au début du XXe siècle de nouveaux agrandissements sont réalisés à Chamalières, l'usine s'étend alors sur 27.000 mètres carrés dont 14.000 couverts. Des succursales sont créées à Paris, Lyon, Marseille, Toulouse, Bordeaux, Lille, Nantes, Nancy.

 

La société anonyme

 

 

Suivant acte reçu par Me  Mazoires, notaire à Chamalières (Puy-de-Dôme), le 19 avril 1905, M. Jean-Baptiste Torrilhon, manufacturier, demeurant à Chamalières, a établi les statuts d'une société anonyme sous la dénomination de : Société des anciens établissements J-B Torrilhon (caoutchouc manufacturé)La société a pour objet la fabrication et le commerce de tous les articles de caoutchouc ou composés de cette matière, l'achat des matières premières, la vente du caoutchouc brut ou manufacturé, et de tout ce qui se rattache directement ou indirectement à ce genre d'industries, etc.

 

Le siège social est à Chamalières (Puy-de-Dôme), la durée                                                      de la société est fixé à cinquante années.

 

Le capital est de 4.000.000 de francs. Il est divisé en 40.000 actions de 100 francs chacune, dont 12.000 actions entièrement libérées sont attribuées à l'ancienne Société en commandite par actions Torrilhon et Cie, en représentation de ses apports. Les 28.000 actions de surplus ont été toutes souscrites et libérées du quart.

Sur les bénéfices nets, il est prélevé 5% pour former la réserve légale et la somme nécessaire pour servir un intêret de 5% aux actionnaires. L'excédent est réparti de la façon suivante :

  - 15% pour doter un fonds de prévoyance ou constituer des amortissements                             supplémentaires des immeubles et du matériel,

  - 10% au Conseil d'administration,

  - 75% aux actionnaires.

 

Sur ce surplus, l'assemblée générale peut voter tous prélévements pour constituer un compte d'amortissement du capital-actions ou tous autres comptes de réserve facultatifs ou de provisions.

 

Sont nommés administrateurs : MM JB Torrilhon, sus-nommé ; Henri-Gaspard Lamy-Torrilhon, demeurant à Paris, 15 rue d'Enghien ; Armand Torrilhon, demeurant à Clermont-Ferrand, 7 rue Donat ; Eugène Labesse, industriel, demeurant à Saint Chamon (Loire) ; Louis Imbert, industriel, demeurant à Rives-de-Gier (Loire) ; Jean-Marie Audras, demeurant à Lyon, 50 rue de l'Hôtel-de-Ville ; Paul de Montal, demeurant 27 quai de l'Archevêché ; Jean Henri Hoffet, demeurant à Lyon, 6 rue du Bât-d'Argent ; Victor Vermorel, industriel demeurant à Villefranche (Rhône) ; Louis Baudry, demeurant à Clermont-Ferrand, place Michel de l'Hospital.

 

 

 

L'automobile

 

Toujours plus nombreuses les automobiles se perfectionnent, les vitesses augmentent le bandage n'est pas assez souple et doit laisser sa place au pneumatiques. Les essais ne sont pas concluants, ils ne résistent pas plus de 70 ou 80 kilomètres avant d'éclater, l'élévation de température est telle que faire 100 kilomètres parait impossible.

 

Michelin, l'autre manufacturier, se lance dans la recherche et va créer la carcasse radiale qui est encore d'actualité de nos jours. 

 

Torrilhon se tourne vers l'automobile utilitaire avec un certain succès, mais les progrés du pneumatique rend le bandage                                                                  caduque. 

 

Le déclin

 

Des mouvements sociaux entraînent une dette importante en 1929.

En 1935, Torrilhon emploie 1049 personnes.

 

La concurrence devient plus dure avec Bergougnan. Torrilhon se cantonne dans des productions accessoires et ne se donne pas les moyens nécessaire à son expansion. Les locaux deviennent inadaptés et l'outillage est vieillissant. 

Le 3 janvier 1936, la grève éclate aux établissements Torrilhon, c'est l'année de la faillite.

En janvier 1937, 254 ouvriers sont remerciés et ne pouvant plus faire face à la situation, Torrilhon ferme ses portes le 30 avril 1937..

 

En 1940, les locaux abandonnés par Torrilhon sont occupés par le service national des statistiques, puis un peu plus tard une partie des locaux sera utilisée comme dépôt de matériel par l'armée de l'air.

 

 

 

L'usine avait cessé ses activités en 1937, Il faudra attendre quarante ans  pour que le 10 juin 1977 les deux cheminées en briques de 20 mètres de haut soient abattues

 

 

Nécrologie

 

 

 

19 janvier 1911 - Nous avons le vif regret d'apprendre la mort de M. Jean-Baptiste Torrilhon, le chef de la grande maison qui porte son nom. M. Torrilhon était né à Neschers le 15 mai 1824. Il était dans sa quatre-vingt-septième année.

Chevalier de la légion d'honneur depuis le 13 janvier 1879, ancien juge du tribunal de commerce, du Comité d'escompte de la Banque de France, il avait créé voici de longues années, l'usine de caoutchouc de Chamalières et qui, modeste alors, était installée en bordure de la vieille route de Royat. Il fut un précurseur.Il fut aussi un homme  très charitable, très généreux.

 

Décé à Clermont-Ferrand, de Mme Torrilhon, veuve de Jean-Baptiste Torrilhon, le grand industriel, à l'age de quatre-vingt ans

 

 

Réclame

 

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